Conseil municipal extraordinaire pour soutenir la radiothérapie publique
2 Octobre 2009
Rédigé par FDESR 62 et publié depuis
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Une motion a été adoptée à l'issue de la séance du conseil hors les murs.
Le conseil municipal de Boulogne-sur-Mer s'est réuni jeudi soir dans une salle du centre hospitalier Duchenne. A l'unanimité, les conseillers municipaux, réunis en séance extraordinaire hors les murs, ont adopté une motion de soutien à la radiothérapie dans le secteur public, selon eux menacée dans le Boulonnais.
Actuellement, un GIE réunissant public (Centre hospitalier Duchenne) et privé (centre Joliot-Curie) exerce l’activité de radiothérapie dans le Boulonnais. Les deux entités disposent en commun d’un accélérateur de particules, en temps partagé. Mais l’outil ne permet pas au Centre hospitalier d’atteindre le seuil requis par décret pour continuer son activité de radiothérapie, à savoir 480 patients par an. « La menace est réelle » a affirmé le député maire (PS) de Boulogne, Frédéric Cuvillier. « Il s’agit de préserver la possibilité pour le patient de choisir entre le public et le privé, dans une région durement touchée par le cancer. » Le Centre Joliot-Curie est doté, en plus, de deux machines qu’il utilise à son propre compte. Si le centre hospitalier devait perdre son activité de radiothérapie, ce serait toute la filière de soins de cancérologie qui serait impactée, a estimé le docteur Chochois, président de la commission médicale du centre hospitalier Duchenne, craignant, à terme, « la perte d’une centaine d’emplois » pour l’hôpital. Le 20 octobre prochain, le Ministère de la Santé doit révéler la liste des sites autorisés à exercer l’activité de radiothérapie. « Les nouvelles ne sont pas bonnes », a insisté Frédéric Cuvillier, qui a profité des journées parlementaires de l’UMP au Touquet pour remettre à Roselyne Bachelot les 26 000 signatures qu’a recueillie la pétition lancée par un comité de soutien à la radiothérapie publique.