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FDESR 62

La FDESR 62 est le porte-parole de l’ensemble des élus socialistes et des élus locaux républicains qui ont choisi de se réunir dans un même mouvement.

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Les éoliennes n'ont plus le vent en poupe

 
Pour Alain Méquignon, la ferme éolienne de Fauquembergues est « raisonnée et raisonnable». Pour Alain Méquignon, la ferme éolienne de Fauquembergues est « raisonnée et raisonnable».

 

Les opposants aux aérogénérateurs ont trouvé écho au conseil général. Dominique Dupilet réclame un moratoire sur l'éolien. À Fauquembergues, Alain Méquignon défend son plan tandis que des chantiers sont lancés à Linghem et à Rely


Trop, c'est trop. Les châteaux de Barly et de Grand-Rullecourt, du côté d'Arras et à deux pas de la Somme, ont boycotté les Journées du patrimoine, le week-end dernier.

Ils protestent contre l'implantation prochaine de 26 aérogénérateurs autour de leurs domaines.

Le conseil général, par la voix de son président (P.S.) Dominique Dupilet, s'est prononcé en faveur d'un moratoire, le 9 septembre, soulignant que le Pas-de-Calais occupe une troisième place nationale avec 160 éoliennes installées, 131 permis accordés et 191 à l'étude.

Également socialiste, Alain Méquignon, l'homme fort de Fauquembergues où il est maire, conseiller général et président d'intercommunalité, a de son côté toujours défendu l'éolien dans son territoire. Il répond à nos questions.


Dominique Dupilet se prononce contre la prolifération des éoliennes. Vous en avez toujours été défendeur. Vous vous entendez toujours ?


Nuance : Dominique Dupilet a demandé d'y regarder d'un peu plus près avant d'accorder de nouvelles autorisations. Moi, je me suis prononcé pour, mais avec deux mots : raisonné et raisonnable. On n'en a prévu que 35 ou 40 sur trois linéaires distants de 8 kilomètres, et quelques toutes petites en pensant à leur intégration. Certains maires du secteur m'en ont voulu parce qu'ils n'auraient pas les leurs.
Pendant ce temps, d'autres territoires ont choisi la démesure. Regardez du côté de Fruges : il y en a soixante-dix ! Je comprends le ras-le-bol des gens et l'intervention de Dominique Dupilet.


On supprime l'argent que les éoliennes rapportent aux collectivités en supprimant la taxe professionnelle. Dès lors, quel est l'intérêt pour un maire, pour un président d'intercommunalité, d'en installer sur son territoire ?


Pour l'instant, les collectivités touchent toujours leur taxe professionnelle. Une fois supprimée, elle sera compensée en 2010, selon les prévisions. De Bercy et d'autres ministères, on a les échos d'une future taxe sur les plus-values des entreprises après investissement. Globalement, on s'y retrouverait.


Que vous a apporté votre propre projet éolien ?


Ça a apporté de l'argent, et c'était une opportunité de développement. On a couplé ce dessein avec un projet global écologique. On touche dans la foulée les citoyens avec la maison des énergies renouvelables. Dans ma ville, j'avais promis un projet par année que nous n'aurions pas pu faire sans l'éolien.


Depuis 2004, vous avez respecté cet engagement ?


Bien sûr. On a fait de l'enfouissement de lignes électriques : on a retiré les poteaux, enterré les câbles, ça a embelli notre cadre de vie. On s'est attaqué à la rénovation de l'église. On a aménagé un terrain de jeux derrière la rue Saint-Sébastien pour les enfants. Le cimetière a un nouveau parking, de nouvelles allées pour répondre aux attentes des gens. Sans oublier la mise aux normes de notre terrain de football : c'est du luxe, pour une commune comme la nôtre, d'avoir un éclairage de 100 lux. Ce n'est pas Lens, mais on peut jouer en nocturne. Tout cela, on n'aurait pas pu le financer avant l'éolien.
C'est vrai aussi pour les autres villages du territoire : Reclinghem a fait sa salle des fêtes, sa mairie et une place. Cette commune n'avait plus d'argent pour mettre des cailloux dans les chemins de champ il y a dix ans !


Vous auriez regretté vos choix en cas de perte sèche de la taxe professionnelle ?


Ceux qui ne l'ont fait que pour le fric le regretteraient. Nous, je le répète, on a misé sur le développement durable. Par exemple, on vient de baptiser les chemins du Vent. Touristiquement, on l'exploite. C'était flagrant au début : on est la première ferme éolienne ! Les gens viennent randonner chez nous de toute la région, même de Belgique ou d'Angleterre... Le système a bien pris ; les éoliennes ne font pas fuir les gens.

 

 

L'Echo de la Lys

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