La FDESR 62 est le porte-parole de l’ensemble des élus socialistes et des élus locaux républicains qui ont choisi de se réunir dans un même mouvement.
30 Septembre 2009

la CGT revendique 40% de grévistes à Paris
L'appel à la grève illimitée des postiers a été suivi lundi par près de 40% du personnel, selon la CGT, par 17,29% selon la direction.
L'appel à la grève illimitée des postiers a été suivi lundi par près de 40% du personnel, selon la CGT, par 17,29% selon la direction.
L'appel à la "grève illimitée" lancé lundi par CGT, Sud, CFTC et FO dans les 185 bureaux de poste parisiens a été suivi par 40 à 50% des salariés dans la moitié nord de la capitale et par 30 à 40% dans la partie sud, selon les chiffres annoncés par la CGT, lors d'une assemblée générale, en fin de journée.
La direction de La Poste a évalué en fin de journée le taux de grévistes à 17,29%, des chiffres "pas bons", selon la CGT : "la direction [...] inclue dans les non-grévistes des agents qui sont en arrêt-maladie, en vacances ou en RTT", a assuré Maurice Fabregas, de la fédération des postiers CGT, devant une assemblée générale réunissant une cinquantaine de personnes représentant "une quarantaine de bureaux".
Depuis le 7 septembre, le bureau de Poste de Château-Rouge, dans le 18e arrondissement de Paris, est en grève pour réclamer l'abandon des projets de réorganisation et des embauches. "Comme dans d'autres quartiers populaires, le temps d'attente augmente" car l'activité dite de "banque sociale", c'est-à-dire le retrait au guichet de petits montants, notamment sur les Livret A, "n'est pas jugé rentable" et ne dispose pas de personnel suffisant, dénonce la CGT. La poste dénonce "un faux procès".
"Faire en sorte que les files d'attente soient moins longues, ce n'est pas un luxe, le mécontentement monte", avait averti, en avril, la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP). Les usagers "ne savent même plus où trouver les guichets", cachés par les présentoirs commerciaux, se plaint la CGT, selon qui l'attente peut monter à "30 ou 40 minutes, même dans des arrondissements résidentiels comme le 15e".
La polémique parisienne s'inscrit dans une contestation plus générale du projet de changement de statut de la Poste, vécu par les opposants comme un début de privatisation. "En écrivant en toutes lettres dans le texte qu'à aucun moment, des capitaux de fonds privés n'entreront au capital de La Poste, nous lèverons toute ambiguïté", a répliqué dimanche Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie, chargé du dossier.
La Poste : "vote citoyen" du 28/9 au 3/10 dans des mairies, gares, cantines...
Après plusieurs journées de grève, les postiers comptent sur le "vote citoyen" organisé, sans l'Etat, du 28 septembre au 3 octobre, sur des marchés, dans des mairies ou des cantines d'entreprise, pour demander un référendum sur la transformation de la Poste en société anonyme.
Pour organiser le vote, sans valeur juridique, mais qui doit constituer un message envers le gouvernement et l'opinion, le comité national contre la privatisation de La Poste s'appuie en particulier sur les petites communes rurales, qu'il a répertorié sur une carte de France, sur son site www.appelpourlaposte.fr.
Un coup de pouce est venu de la gauche, le Parti socialiste écrivant à tous ses élus pour leur demander d'assurer l'organisation matérielle des votes.
"C'est la première fois qu'un tel scrutin est organisé en France sans l'Etat" a déclaré à l'AFP Jean-Luc
Jacques, porte-parole du comité départemental corrézien et président de la CFTC-Postes, qui compte sur 40% des communes corréziennes et sur l'hôpital de Brive.
"J'attends des confirmations de municipalités de droite, surtout rurales, conscientes des dangers de la transformation en société par action", a ajouté M. Jacques. Selon lui, "ce sont les premières concernées. A terme, le nombre de vrais bureaux de poste en France devrait revenir à 3.000, contre 8.000 ou 9.000 aujourd'hui", chiffre imprécis car "La Poste n'est pas transparente".
"Elle ne parle que productivité et rentabilité", ajoute-t-il.
En zone rurale, "tout le monde sait qu'il y a des creux, et pas 40 minutes d'attente comme à Paris", note le postier.
Le projet de loi prévoit cependant un "fonds postal national de péréquation territoriale", doté de 140 millions d'euros par l'Etat, avec un nombre de "points de contact" qui pourrait être garanti.
"Il sera difficile de vérifier que ces points de contact assurent le service du bureau de poste qu'ils remplaceront", a commenté M. Jacques.
Dans le Morbihan, 17 communes "se sont déjà engagées à mettre une urne à disposition" de la votation, "pendant les heures d'ouverture des mairies", affirme mardi le site web du quotidien Le Télégramme.
Les Parisiens, pour leur part, "trouveront des urnes devant leurs 185 bureaux de poste, devant et dans chaque mairie d'arrondissement, sur des dizaines de marché, dans les cantines d'entreprise, les gares et sur les lieux de passage: Opéra, Bastille, République, Nation", selon Jean-Michel Isabelle, coordinateur parisien.
Dernière journée de la "votation" citoyenne sur l'avenir de La Poste
Lancée le 28 septembre dans toute la France, la "votation citoyenne" sur l'avenir de la Poste, organisée par une soixantaine d'organisations , s'achève ce samedi.
Elle devrait donner une idée de l'opposition au projet gouvernemental de transformation de l'entreprise en société par actions, même si elle n'a pas de valeur juridique.
Lancée par le Comité national contre la privatisation de la Poste (CNCPP), qui regroupe 62 partis de gauche, syndicats, et associations, la consultation doit connaître son point d'orgue samedi, avec une dernière journée de vote.
Le public est appelé à répondre à une seule question: "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste
pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet?".
Plusieurs personnalités voteront samedi: Martine Aubry (PS) à Lille, Marie-George Buffet (PCF) en Seine-Saint-Denis, ou Bernard Thibault (CGT) à Draveil (Essonne). Olivier Besancenot (NPA) tiendra un bureau de vote devant La Poste de Château Rouge (Paris XVIIIe).
Au-delà du résultat, connu lundi et dont l'issue ne fait aucun doute, les organisateurs insistent sur l'importance de la mobilisation, qui doit permettre de demander au gouvernement un véritable référendum. "L'intérêt n'est pas le résultat. Les gens qui viennent voter, ils ont une démarche volontaire, motivée, la plupart du temps pour marquer leur opposition à la privatisation", reconnaît Régis Blanchot (Sud-PTT).
Alors que le comité tablait sur 2.000 points de vote, le chiffre a augmenté au fil de la semaine pour atteindre 6.000 selon Razzi Hammadi (PS) : "Si nous avions à l'origine un objectif d'un million de participations, aujourd'hui l'objectif est de savoir de combien le million va être dépassé".
"On ne sait pas combien il y a de lieux de vote, on n'arrête pas d'en rentrer à tour de bras" sur le site internet (www.appelpourlaposte.rezisti.org), a ajouté Nicolas Galépidès (Sud-PTT).
Prudent, M. Blanchot table sur 4.000 points, énumérant "les urnes installées dans les mairies PS, PCF, Verts, etc., devant les bureaux de poste et sur les marchés". Mais, selon lui, "la population s'est emparée du sujet, on ne maîtrise plus". Ainsi, une dame a organisé elle-même dans son immeuble une votation, appelant ensuite le comité pour savoir que faire des bulletins. A Vitry, un bande de copains a fait la sortie des supermarchés avec une urne. Des votations ont également eu lieu dans des gares, musées ou hôpitaux jusqu'à la cantine de la Banque de France.
Les organisateurs reconnaissent volontiers un écueil important : si chaque votant émarge, impossible de vérifier s'il n'a pas déjà voté ailleurs.
Des membres du gouvernement ont aussi dénoncé, comme Eric Woerth (Budget), une question "caricaturale", car la réforme ne privatise pas La Poste, mais la transforme en société anonyme (SA) à capitaux publics.
Avec une "question posée par M. Besancenot" et "les socialistes qui sont chargés de dépouiller, j'émets de sérieux doutes sur la crédibilité et la légitimité du scrutin", a ironisé Christian Estrosi (Industrie) sur RTL.
En Gironde, cinq communes se sont vues de facto interdire l'organisation du scrutin suite à une assignation du préfet devant le tribunal administratif de Bordeaux. "Nous passerons outre mais sans utiliser les moyens et le personnel de la commune, avec des élus bénévoles et des urnes en carton", a précisé à l'AFP le maire PS de Saint-Caprais, Philippe Plisson.
En Isère, où le préfet avait aussi demandé l'annulation des consultations, le tribunal administratif de Grenoble les a finalement autorisées, sauf dans un cas à Crolles.
Plus 90% de voix contre une privatisation de La Poste
Au total, 2.123.717 personnes ont pris part à la consultation citoyenne organisée par un collectif opposé au changement de statut de l'entreprise publique

En tout, 2.123.717 personnes ont participé à la consultation organisée dans toute la France par une soixantaine d'organisations opposées au changement de statut de La Poste. Plus de 90% de votants se sont déclarés "opposés" à toute privatisation, a indiqué lundi 5 octobre le comité organisateur.
2.123.717 personnes ont voté, selon les résultats comptabilisés et validés lundi en milieu de matinée par les comités locaux et départementaux, a déclaré Jean Souleil, un des porte-parole du comité organisateur à la presse.
Aucun poids juridique
Si la "votation citoyenne" n'a aucun poids juridique, le collectif a tout de même l'intention d'interpeller le gouvernement pour qu'il "prenne acte de cette mobilisation" et permette l'organisation d'un "référendum d'initiative populaire" a dit Olivier Dartigolles, porte-parole de Marie-George Buffet, première secrétaire du PCF.
A l'occasion de ce "référendum", les citoyens étaient invités à répondre par "oui" ou par "non" à la question suivante : "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser. Etes-vous d'accord avec ce projet ?" Le vote se faisait en direct, devant l'urne, avec signature de listes d'émargement.

Le comité organisateur a annoncé ce lundi les résultats de la votation citoyenne...
"Votation" sur La Poste : l'UMP dénonce une "pantalonnade"
L'UMP a dénoncé, lundi 5 octobre, la "pantalonnade orchestrée par une minorité rassemblant certains syndicats et associations de gauche", en référence au succès de la "votation citoyenne" sur le changement de statut de La Poste.
Le ministre du Budget, Eric Woerth, a dénoncé lundi "un vote tronqué, une tricherie", dans la mesure où il est demandé aux participants s'ils acceptent la privatisation de La Poste que souhaiterait le gouvernement, ce que ce dernier dément.
"C'est un vote faussé, c'est une question fausse, la question est un mensonge. Le gouvernement veut évidemment que La Poste reste à 100% publique", a-t-il déclaré sur Europe 1. "Il faut mener jusqu'au bout le projet de La Poste, il faut surtout l'expliquer, et puis éviter les caricatures".
"Je ne vois pas pourquoi il y aurait un référendum d'initiative populaire sur la Poste. Dans le droit constitutionnel aujourd'hui, ce n'est pas possible, ce sera possible lorsque la loi organique sera prise", a-t-il noté.
Le ministre a rappelé que la Caisse des dépôts, structure publique, apporterait une partie des 2,5 milliards dont a selon lui besoin l'entreprise "pour affronter la concurrence".
"Fausse démocratie"
"C'est de la fausse démocratie. On bourre les urnes avec des informations mensongères", a lancé sur LCI l'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin à l'adresse des organisateurs du scrutin, qui s'est déroulé toute la semaine dernière.
Pour le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, la "votation" ne débouchera pas sur un référendum d'initiative populaire dans la mesure où le texte sur le changement de statut de La Poste sera adopté par le Parlement avant celui mettant en place le référendum.
"Il va se passer quelque chose qui ne privatise pas La Poste, qui ne menace pas le service exceptionnel qui doit continuer à être rendu aux Français et c'est normal que tout le monde dise 'oui j'aime La Poste'", a-t-il déclaré sur Canal +.
Benoît Hamon: «Sur La Poste, il serait bien que Nicolas Sarkozy dise “je me suis trompé”»

Le porte-parole du Parti socialiste soutient le vote massif contre la privatisation de La Poste et accuse les porte-parole de l'UMP d'avoir joué aux snipers...
Le comité national contre la privatisation de la Poste a annoncé, ce lundi, les résultats de la votation citoyenne. Benoît Hamon était présent à la mairie du 2e arrondissement, à Paris, où les résultats ont été rendus publics.
Plus de deux millions de personnes se sont prononcées sur le statut de La Poste, êtes-vous surpris d'une telle mobilisation?
Oui et non. Au-delà de 2 millions de votants, on peut dire, en effet, que c'est une bonne surprise, mais on savait l'attachement des Français à La Poste et surtout au service public. C'est donc une mobilisation exceptionnelle. C'est pour cela que l'organisation d'un véritable référendum ne peut être que la suite logique à ce scrutin. Le gouvernement a un monde de retard en s'entêtant à privatiser. Nous savons qu'un passage à une société anonyme prépare inéluctablement la privatisation. Personne n'a vraiment confiance en ce gouvernement.
Comment répondez-vous aux critiques émises par la droite sur la non-légitimité de ce scrutin?
Je trouve d'une médiocrité misérable l'attitude d'un gouvernement et d'un parti au pouvoir qui, pour seule réponse, cherchent à démolir ce scrutin. Je suis assez choqué de voir que la première réaction n'a pas été d'envoyer les ministres répondre mais les porte-paroles de l'UMP qui ont joué aux snipers. Je n'attends pas grand chose de messieurs Woerth (ministre du Budget), Estrosi (ministre de l'Industrie), Lefebvre (porte-parole de l'UMP) et Paillet (secrétaire général adjoint de l'UMP). S'ils en contestent la légitimité, alors il faut qu'ils organisent un référendum. Ils ont la possibilité de clarifier tout cela.
Pensez-vous que le gouvernement écoutera les Français?
S'il est capable de faire ce geste (organiser un référendum, ndlr), alors il en a ici l'occasion. Avant la crise, Nicolas Sarkozy souhaitait privatiser La Poste. Mais puisque le monde à changé, il serait bien qu'il dise «je me suis trompé». Nous, les socialistes, nous nous sommes trompés quand nous avons privatisé France Télécom. Et bien que le gouvernement fasse de même et le reconnaisse à son tour. Ce n'est donc pas la fin du combat, on est au milieu de la bataille.
Le PS réclame un référendum sur le changement de statut de la Poste
L'UMP considère la votation sur la Poste comme une «vaste manipulation»...
Le Parti socialiste a salué la «mobilisation historique» autour de la «votation citoyenne» sur La Poste, et a annoncé qu'il déposerait une proposition de loi en vue de l'organisation d'un «référendum d'initiative populaire» sur le changement de statut.
Proposition de loi
«Le gouvernement n'a plus le choix: ou bien il traite par le mépris la mobilisation des citoyens et des territoires ou bien, comme nous le demandons, il gèle le changement de statut de La Poste et organise un référendum national», a déclaré Razzy Hammadi.
«En tout état de cause, le Parti socialiste déposera une proposition de loi dans le cadre de la niche
parlementaire du 15 octobre visant à fixer les modalités d'organisation d'un référendum d'initiative populaire, inscrit dans la Constitution, et que le gouvernement tarde, par calcul, à instaurer», a-t-il ajouté. Un référendum d'initiative populaire peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits.
Réactions
Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a qualifié dimanche la votation sur La poste de «vaste manipulation organisée par des associations ou partis de gauche qui veulent faire croire à un projet de privatisation de La poste».
«On voudrait à partir de cette question truquée faire un referendum ! De qui se moque-t-on?», ajoute, dans un communiqué, Frédéric Lefebvre en fustigeant le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud qui a appelé à un référendum.
Le ministre du Travail, Xavier Darcos, a quantà lui rejeté dimanche sur les socialistes la décision de faire entrer la Poste dans un système de concurrence. «Il y a un système de concurrence qui apparaîtra à partir de 2011. En 1997, quand Lionel Jospin était Premier ministre, on a décidé de faire entrer La Poste dans cette évolution, dans ce monde de la concurrence» et «en tout cas, ils (les socialistes) étaient là quand ça a été décidé», a observé Xavier Darcos sur Canal+.

